Remote Viewing — Ingo Swann & Janet Lee Mitchell
Documents et ouvrages sur le remote viewing, la télépathie, l'ESP et les expériences hors du corps. Pionniers de la recherche à l'ASPR et au SRI.
Personnes clés
Ingo Swann
Pionnier du remote viewing, SRI, ASPR
Coïnventeur du terme « remote viewing » à l'ASPR avec Janet Mitchell. Protocoles CRV au SRI avec Puthoff et Targ. Remote viewing de Jupiter (anneaux) avant Voyager.
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Parapsychologue, ASPR, recherche OBE
Assistante de recherche à l'ASPR. Co-inventrice du terme « remote viewing » avec Ingo Swann. Out-of-Body Experiences: A Handbook, Conscious Evolution.
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Physicien, SRI, pionnier remote viewing
Co-directeur programme remote viewing au SRI avec Puthoff. Mind-Reach (1977), Limitless Mind (2004).
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Ingénieur chimiste, pionnier de la télépathie expérimentale
Expériences de télépathie à longue distance (1920s-40s). Mind to Mind (1948). A influencé Rhine, Targ, Puthoff et la recherche SRI sur le remote viewing.
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Fondements, Évolution et Avenir de la Vision à Distance (Remote Viewing)
Résumé Exécutif
Ce document synthétise les interventions d'Ingo Swann concernant l'évolution de la vision à distance (Remote Viewing - RV), de ses débuts expérimentaux dans les années 1970 à ses perspectives pour les trente prochaines années. La thèse centrale avance que la vision à distance n'est pas un don rare réservé à quelques individus, mais une capacité innée de l'espèce humaine, ancrée dans notre biologie et nos systèmes de perception subtils.
L'analyse démontre que le succès de la RV repose sur la gestion du rapport signal/bruit et sur le dépassement des « boîtes de réalité » culturelles. Alors que les sciences conventionnelles (neurobiologie, biophysique, théorie de l'information) progressent, elles valident de plus en plus l'existence de récepteurs sensoriels étendus. Le passage d'une compréhension parapsychologique à une approche basée sur la théorie de l'information permet de transformer cette faculté en un outil d'intelligence rigoureux et entraînable.
1. Fondements Historiques et Validation Expérimentale
Avant son association avec le Stanford Research Institute (SRI), Ingo Swann a établi des bases critiques pour la recherche sur les perceptions subtiles à travers plusieurs collaborations clés :
- Le Laboratoire de Cleve Backster (1970) : Expériences initiales utilisant des détecteurs de mensonges sur des plantes, démontrant une réponse émotionnelle des végétaux aux pensées humaines (conscience de haut niveau). Swann y a également testé l'influence de la pensée sur les métaux et les gaz (psychokinèse).
- L'Expérimentation de Gertrude Schmeidler : Une étape majeure où Swann a réussi à influencer la température de thermistors scellés dans des bouteilles thermos. L'importance capitale de cette étude réside dans la répétabilité, brisant le dogme sceptique selon lequel les phénomènes psychiques ne peuvent être reproduits en laboratoire.
- L'ASPR (American Society for Psychical Research) : Sous la direction de Janet Mitchell, Swann a participé à des tests de perception hors du corps (OBE). Une découverte cruciale a été faite lorsqu'il a dessiné une cible à l'envers : cela a prouvé que l'information était traitée par des processus préconscients et autonomes, contournant la conscience analytique.
2. La Biologie de la Perception : Le Système de Réception
L'un des piliers du document est la distinction entre le potentiel de réception de l'organisme humain et ce qui parvient réellement à la conscience.
La Capacité du Cortex Perceptuel
- Le flux d'informations : Chaque seconde, nos systèmes sensoriels transmettent environ 11 millions de bits d'informations au cerveau. Cependant, la conscience n'en traite que 16 à 40 bits.
- Le rôle du cortex : Le cortex néocortex est le seul siège de la perception consciente. Pour qu'une information soit perçue, elle doit stimuler le cortex pendant au moins une demi-seconde et l'attention doit osciller à une fréquence d'environ 40 Hz.
- Les récepteurs étendus : La science identifie désormais au moins 17 systèmes sensoriels (au-delà des 5 sens classiques). Parmi eux, la glande pinéale agit comme un photorécepteur non visuel capable de détecter les rythmes lunaires, solaires et les forces gravitationnelles.
Le Modèle du « Bio-Cerveau » : Le corps humain est décrit comme une machine réceptrice composée de billions de capteurs (nerfs, systèmes endocriniens, neuropeptides). La vision à distance est vue comme le résultat de la modulation de ces signaux bio-électriques et bio-magnétiques.
3. Obstacles à la Perception : Les « Boîtes de Réalité »
Le concept de « Boîte de Réalité » (Reality Box) est défini comme un cadre mental formaté par la culture, l'éducation et l'environnement social.
- Fonction : Elles servent de lentilles et de filtres qui stabilisent notre version acceptée de la réalité. Elles définissent ce qui est « normal » et excluent ce qui est jugé « paranormal ».
- Conséquence sur la RV : Une boîte de réalité rigide crée des « vides de connaissances » qui empêchent les signaux de perception subtile d'atteindre le cortex.
- Le paradoxe de l'espèce : Bien que les capacités de RV soient intégrées dans le « disque dur » génétique de l'espèce, le « logiciel » social limite l'activation de ces systèmes.
4. Le Projet SRI et la Théorie de l'Information
Le projet de 15 ans au SRI (commencé en 1972) a marqué le passage d'une approche mystique à une approche technique de la RV.
Les Trois Phases du Projet
| Phase | Période | Objectif Principal |
|---|---|---|
| I | 1972 - 1975 | Confirmation de l'existence du canal perceptuel. |
| II | 1975 - 1978 | Augmentation de la capacité de transfert d'information. |
| III | 1978 - 1985 | Formation et perfectionnement des capacités de transfert. |
Signal vs Bruit (AOL)
Le problème majeur de la RV n'est pas l'absence de signal, mais le bruit interne généré par le spectateur. Ce bruit est appelé AOL (Analytical Overlay).
- Mécanisme de l'AOL : L'esprit tente d'interpréter un signal subtil (ex: une forme pointue) en le comparant à des souvenirs (ex: une montagne, puis un voyage au ski). En deux minutes, l'imagination remplace le signal réel.
- Le Rapport Signal/Bruit : Avant entraînement, un compte-rendu de RV contient environ 15% de signal et 85% de bruit. L'entraînement permet d'inverser ce ratio en apprenant au sujet à reconnaître et à rejeter les certitudes qualifiées (ex: « ça ressemble à... », « je pense que... »).
5. Méthodologie de Formation et Résultats
La formation développée au SRI repose sur un processus en six étapes qui suit le déploiement naturel d'un paquet d'informations :
- Ambiance générale : Perception des premières dimensions et formes.
- Sensations tactiles et détails : Température, texture, couleurs.
- Dimensions et modèles 3D : Construction de modèles physiques (argile) pour contourner les étiquettes mentales.
- Informations non physiques : Fonction du site, aspects complexes.
- Phonétique : Réception de sons ou de fragments de noms (ex: « Bucker » pour Bunker Hill).
- Analyse approfondie : Intégration complète des données.
Exemples de succès cités :
- Tom McNear : A produit des modèles en argile précis du monument de Bunker Hill, de Tulum et d'un réacteur nucléaire en Arkansas sans aucune connaissance préalable des cibles.
- Bob Durant : Un sceptique devenu praticien, décrivant la RV comme une preuve de l'existence d'une « soupe cosmique » ou d'une mer universelle d'informations interconnectées.
6. Perspectives Futures et Implications
- Lien avec les traditions anciennes : Les capacités de RV correspondent aux « Siddhis » (attainments) décrits dans les Yoga Sutras de Patanjali il y a des millénaires, notamment le « bhuchari » (vision à distance).
- Validation scientifique : Les 30 prochaines années devraient voir la RV reconnue non comme un phénomène paranormal, mais comme une fonction normale de la biologie humaine une fois que les mécanismes de codage sensoriel et de transfert bio-informationnel seront pleinement compris.
- Le défi de la télépathie : Le document note que la télépathie reste le domaine le plus sensible et le plus redouté par les agences de renseignement (CIA, DIA), car elle menace le secret des pensées individuelles et institutionnelles.
En conclusion, la vision à distance est une compétence qui peut être entraînée par l'expansion de la portée de l'attention et la déconstruction des filtres de réalité personnels. Elle représente une extension naturelle de la perception humaine dans le spectre de l'information universelle.
Documents
The Question of Extraterrestrial and Human Telepathy
Ingo Swann, Janet Lee Mitchell
Out-of-Body Experiences: A Handbook
Janet Lee Mitchell
Everybody's Guide to Natural ESP: Unlocking the Extrasensory Power of Your Mind
Ingo Swann
The Essential Guide to Remote Viewing: The Secret Military Remote Perception Skill Anyone Can Learn
Paul H. Smith
Reading the Enemy's Mind: Inside Star Gate, America's Psychic Spy Program
Paul H. Smith
Limitless Mind: A Guide to Remote Viewing and Transformation of Consciousness
Russell Targ
Mind-Reach: Scientists Look at Psychic Abilities
Russell Targ, Hal Puthoff
Mind to Mind
René Warcollier